Les Condors - Club Ecole de parapente et paramoteur
Ancien Site
Qu'y a-t-il de plus beau qu'un oiseau libre qui vole vers le soleil ?
[Jean Van Hamme]

Les témoignages

Première rencontre avec le club :



Merci Michel pour ton petit compte rendu, d'avoir pris la peine d'avoir taper un ?il sur cette voile.
Je tiens compte de ton expérience et de ton professionnalisme, j'apprécie ta gentillesse.
Je tenais a m'excuser pour ne pas être aussi présent que je le voudrais au sein du club, mais en ce moment, j'ai pas mal de problèmes personnel donc quand je peux m'évader sur un terrils je le fais un peu vite fait.
Mais des jours meilleurs viendront où je pourrais m'investir un peu plus au club .
Tu peux être fier de ton école,
je ne pense pas qu'il y en a deux comme ça dans notre plat pays.
On y croise toujours des gens du grande gentillesse et super sympas.

A bientôt,
Dominique.



JOURNEE DECOUVERTE TERRILS DE CE SAMEDI 6 JUIN :


Merci pour cette superbe journée "30° à l'ombre" (journée découverte des terrils de la région)
Merci à Michel de m'avoir guidé au Levant je dis pas nous parce que Emma est encore ... maintenant cela fait 2 fois décollé sans radio.
Merci à Pascal d'avoir dépatouillé mes suspentes et m'avoir aidé au déco au Levant.
Merci à Emma de m'avoir incité à décoller à Anderlues.
Merci à Besnik d'être venu nous rejoindre.
Pour Pascal j'espère que ton poignet c'est pas trop grave...
et encore MERCI à Michel pour la patience de nous avoir supporté aussi bien au déco qu'à l'atterro.
PATRICE


Quelle journée!
"Les Condors",...un bel esprit d'équipe! Soutiens...Conseils...débriefing...Quel package!
Je n'hésiterai pas vous rejoindre en sortie club à Anderlues, à l'occasion.
Je rejoins PAT pour la liste des mercis.

EMMA

SORTIE CLUB DU 1° MAI :


Après un départ épique Condorelesque comme d'hab. et surtout une bonne frite, voilà le convoi en place pour un gros dodo à 1H30 du mat. près de Boulogne. Nuit froide mais au levé, ce vendredi matin, le soleil brille de mille feux, le vent un rien de travers et nous commençons par une série de gonflages au déco avec Val. ki s'y remet depuis 2004, Fox ki l'aide ainsi ke Benja arrivé entretemps.
Lorsque le groupe est au complet, cap est mis sur Wimmereux où nous ferons les 1° vols de David... (Dimitri m'excusera, enfin je voulais dire avec la Fiery 29), suivit du vrai David et de Francis ki y effectueront leurs 1° soarings, puis de Benja malgré la brume nous bloquant 1 H., Jules titilla également le soaring, puis Dimitri (le faux David) pris un ''bain'' de sable et d'eau de mer dans une flaque malgré la marée basse...
Quentin y fit plusieurs vols avec reposes au sommet ou sur la plage (Herntz le suivant des yeux et du museau...)

Puis, le gros du groupe se rejoignant, on décide d'aller faire des gonflages à Ervelinghen dans la pente mais le vent est trop fort et nous partageons des tartes au sucre de Valérie grâce à Hélène et Roger. Puis après le café et les z'apéros, on décide d'aller manger à une quinzaine au Deltaplane ke nous connaissions TB à Blériot-plage.
Et là, quelle mauvaise surprise nous y attendait..., un repas franchement en dessous de tout, 1H30 d'attente pour être servis alors qu'il n'y avait que 3 tables + nous, des plats oubliés, le vin arrivé trop tard etc...
enfin le changement de proprio a fait ke nous ne vous recommandons plus l'établissement.

La nuit qui suivit fut venteuse mais en bord de mer en camping sauvage après un pti pot entre participants à la sortie.

On se lève sous la grisaille mais le coeur chaud pcq. Quentin, ce samedi a été chercher des croissants et petits pains au chocolat, zaï,zaï, zaï...
et hop on file à St. Pol pour rejoindre nos cop's de la FELA afin de voler au treuil.

A peine arrivé, vu the bad mto, Anne nous quitte pour retourner à Boulogne, visiter le Nausicaa et faire les magas, brasseries etc... (hein Anne ?)
Fort heureusement, en début de PM, Bénilde décide de faire décoller et Fox ouvre le bal avec un vol de 250 M et rentre dans les nuages...

Peu après, le plafond monte et tout el monde y passe, même ceux ki n'en voulaient pas. Il est vrai que la douceur que met Bénilde et son équipe à nous encadrer est superbe. Yule délaissa son pti. chat et sa laurence pour s'envoyer en l'air avec l'AFX et Quentin montant jusqu'à 751 M, la vue étant bien dégagé alors. 2 journées découvertes y feront leur 1° vol et on terminera le tout dans la bonne humeur avec cette fabuleuse équipe et nous voici à plus d'une vingtaine autour du BBQ avec Laetitia et Steve nous ayant rejoint (136 km de Mons seulement ! ! !).
Certains ne se couchèrent pas tard, d'autres entamèrent la 3° mi-temps mais fort heureusement on s'arrêta aux marches militaires entamées vers 1H30 du mat.

La journée du dimanche nous vit en StandBye car le vent était fort et rafaleux, seul Thierry vola mais nous le déconseilla et ce malgré l'arrivée de Pascal. En fin de PM, en forme, nous avons été visité Fort Mayon et dormi là tout près après avoir fait un petit feu.

Le Lundi nous vit de retour sur la côte à Equihen plage où Steve décolla pour plusieurs petits vols suivit d'un de 2 H en partant de la plage et en remontant les dunes puis les falaises, rejoignant le déco de la station d'épuration. Il fut accompagné d'un autre pilote ainsi que d'un belge de la côte pendant que Laetita s'adonnait aux joies du gonflage face voile comme une pro.
Après un bon dîner aux fruits de mer et avt. l'arrivée du vent et de la pluie, le coeur serré nous nous quittâmes pour rejoindre la Belgique où l'endroit de la dernière nuit à Ervelinghen, non sans avoir été prendre l'apéro chez Monique à Audinghen -question de voire de quoi cela retourne, puisque conseillé par Boris- et donc afin de prendre la T°. Très correct semble-t'il.

Bref une chouette sortie, bonne ambiance, bonne enfant comme d'hab. même si le dimanche on a pas su voler alors ke cela volait (mais c'était fort rafaleux à Equihen).
Les équipes belges et les chtis se sont bien plus et on reparle d'organiser qq. chose fin Août ensemble !

Une sortie comme on les aime bien et où les absents nous manquaient bien.

Merci à toutes et tous les participants et plus particulièrement à Thierry, Marcel, Bénilde et Alain qui nous ont accueillis ainsi qu'à Valou pour la préparation & les courses du BBQ.

DODU


Un grand remerciement à Michel et toute l?équipe des condors pour ce week-end magnifique.
La météo a été capricieuse mais l?ambiance du club était exceptionnelle.
A bientôt pour de prochaine aventure.
DAVID


SORTIE CLUB MONACO DU CARNAVAL :


Ce fut pour moi une semaine extraordinaire, une bonne ambiance dans notre appart. Fou rire avec Chef et Fox. Un grand merci à Michel pour ce Monaco sublime et pour nous avoir fait voler..
C'est sûr l'année prochaine je remet ça et Marlyne aussi (un clin d'oeil pour Chef)
Patrice


Oui, mémorable aussi le bon petit verre à l'occasion de mon anniversaire . . .
A très bientôt et encore merci pour cette dernière soirée
Faby


J'ai aussi passé une superbe semaine, plein de belles rencontres.
Merci à Dodu pour la découverte du site , à Chef pourrr.... être le chef et à Fox pour son humour cosmique.
Merci pour votre gentillesses globale ....ne changez rien !
biz
Romain de lille.

SOUPER CLUB D?APRES STAGE DE SAMOENS


Un grand merci à Véro et Christian pour cette soirée. Ce fut comme toujours un moment de franche convivialité.
Boris et sa famille


Une soirée bien agréable, merci à Véro et à Christian
Chomp


Très bonne soirée en effet, merci à Véro et Christian pour l'organisation et l'accueil.
Amitiés.
Annie et André


Un grand merci à Véro et Christian, c'était super. On remet ça quand vous voulez!
Vincent, le chef

SORTIE CLUB DE L?ASCENSION


Juste un petit mot pour remercier notre DTE pour nous avoir fait découvrir
ce site à Dannes/Camieret pour m'avoir guidé dans mes balbutiement de soaring.
Ce fut, comme toujours, une chouette journée.
Boris

SORTIE TREUIL A LA PENTECOTE AVEC NOS COP?S DE LA FELA D?ARTOIS PARAPENTE


Encore merci à toute l'équipe de Bénilde et à Michel pour ces 2 jours de treuil à Nuncq.
Très bonne ambiance et super BBQ.
Le treuil..... c'est à faire. C'est juste une autre manière de s'envoyer dans les airs.
Toujours moins fatiguant que la pentre école ou le terril
Un apprentissage de plus...que du bonheur
Merci,
André


Je me joins à Dédé pour remercier nos amis les Chtis, Belnilde et sa sympathique équipe. Merci aussi à Michel pour sa patience et son expérience lors des guidages, et même pour ces silences parfois qui nous encourage à tester sans aide le potentiel que nous avons acquis. De plus, j'ai eu l'occasion d'enrouler mon premier "petit" thermique à +2 sur (+150M d'altitude, vidéo à l'appuis) J'ai vraiment passé un très agréable W-End en votre compagnie. Un remerciement particulier à Faby qui a eu l'autorité nécessaire pour préserver mon crâne et mon nez du soleil.
Encore MERCI à tous.
Dany


Que dire après Dédé et Dany.....
Super week-end de treuil et je complèterai Dédé en disant " c'est pas à faire mais à refaire."
Même si les décollages sont assez "sports" et que la montée est physique, le treuil est beaucoup moins fatiguant que le terril


Merçi à tous pour ces agréables moments de vols et de convivialités (BBQ).
Au plaisir de revoir Benilde et Marcel à Couvin. Des gars très sympas. Merçi à eux.
Sans oublier bien sur notre vénérable et vénéré DTE dit Dodu, merçi à toi d'être l'instigateur de si belles sorties.

Lettre aux oisillons nouveaux venus chez les Condors


Quand j'ai rejoint les Condors, il y a 3 ans, je pensais savoir voler. J'avais fait 3 saisons auprès de l'UCPA et avec 70 "grands vols" à mon actif et fier comme Artaban je suis venu trouver Michel. Pensez donc, 70 grands vols Chapeau bas, messieurs. Voilà un pilote aguerri qui vient nous rejoindre. Soyez le bienvenu au Club, Messire. Et c'est là qu'a commencé la déconfiture. Avec mes 70 fameux "grands vols", je n'étais même pas capable de décoller en semi-autonomie. Certains s'en souviennent. Un plan de vol? Comment dites-vous? Les priorités? Tiens, ça existe aussi en parapente? OK, on a compris, faudra tout reprendre à zéro. Si je vous raconte cela, c'est que dans l'apprentissage du parapente, il y a un moment, aux environs des 15 aux 20ème vols, où l'on se sent sûr de soi, on croit être capable de tout et l'on pense que les espaces infinis s'ouvrent devant soi pour jouer comme les oiseaux. Tout le monde passe par là. On devient téméraire, à la limite dangereux, jusqu'au moment où on se paye un bon accident pour avoir voulu brûler les étapes. Pour moi, il n'y eut par chance pas de séquelles. Et contre mon orgueil, je suis modestement retourné en pente-école ; j'ai appris à force de centaines de gonflages à sentir mon aile et à la tenir dans le vent jusqu'à ce que cela devienne un plaisir, j'ai appris, grâce à la patience d'un ami, à gonfler face à la voile pour plus de sécurité, j'ai étudié la théorie et réussi mes examens. J'ai surtout appris une grande chose : c'est qu'on est tout petit sous un mouchoir face aux éléments naturels et qu'il faut rester modeste, très modeste. Certains trouvent que j'ai bien progressé depuis deux ans, mais ce n'est pas venu tout seul. C'est à force de pente-école, d'essais ratés et souvent d'avis de pilotes meilleurs. C'est à force de participer aux sorties de notre groupe, à apprendre à décoller sur des sites différents, dans des conditions différentes. A ne pas décoller parfois aussi !? Comme dit Michel : "Il n'y a pas de bons pilotes, il n'y a que de vieux pilotes". En conclusion, n'ayez crainte de revenir en pente-école lors des fréquentes journées découvertes proposées dans l'agenda. Nous avons la chance d'avoir une école à côté du Club, ce n'est pas réservé qu'aux "bleus". J'espère vous y rencontrer souvent.

Mon premier grand vol


Il y a environ trois ans maintenant, mon père est arrivé aux Condors. Il m?a dit : "Viens faire du parapente avec moi, tu verras ce sera génial". Mais moi je lui ai répondu que jamais je ne ferais ça et qu'il pouvait toujours rêver. Pourtant, en septembre, une unité des scouts et guides de l'air s'est créee et je m'y suis inscrite. Après plusieurs pentes-écoles, on m'a proposé de partir en week-end dans les Vosges avec le club. Quand on s'est levé pour aller faire le premier vol du week-end, en l'occurrence mon premier vol, j'étais crevée car on avait pas beaucoup dormi. Mais j'étais trop impatiente de faire ce premier vol. Après plusieurs explications de Michel, on est parti pour le décollage. On a fait une de ces montées où j'ai cru que j'allais mourir avant d'y arriver. Une fois en haut, j'suis restée assise et je regardais une autre école décoller. J?ai dit : "mais vous êtes des fêlés, vous voulez vraiment que je fasse ça!?". Après pleins d'encouragements, je me mets à déplier ma voile et je m'attache. Je sentais une grosse boule dans mon ventre. Ca y est, c'est parti, je gonfle ma voile et pouf, elle retombe. On me dit que je ne donne pas assez de punch, mais je suis tellement stressée que je perds tous mes moyens. Deuxième essai, c'est bien parti, non, je glisse sur un caillou et me retrouve par terre. Vincent me dit : "Allez, la troisième c?est la bonne". Je prends une bonne bouffée d'air pur de la montagne et on est parti. Cette fois, ça y est, je suis en l'air. J?entends Michel qui me parle à la radio pour me guider, mais j'entends surtout le silence, le vent dans ma voile et j'admire ce superbe paysage digne d'une carte postale. Après quelques trois minutes de vol, j'atterri. Tout le monde vient me féliciter. J'entends des "Bravos pour ton premier vol". Je reçois des bises de tout le monde. En repliant ma voile, je me rends compte vraiment que je l'ai fait et que j'ai réussi mon premier grand vol. J'ai déjà envie de repartir pour un autre vol, mais il faut se calmer et attendre tout le monde. En tout cas, ce jour restera toujours gravé dans ma mémoire. Et en attendant je me suis inscrite dans un stage d'initiation 2.

Marc GyverJ'ai été au plafond


Eh bien oui, tout arrive, j'ai réussi à prendre mon premier vrai thermique. Dimanche 31 mars, jour de Pâques. En début d'après-midi, nous allons au Treh, dans les Vosges. Conditions bonnes, pas mal de voiles en l'air en train de tourner. Michel nous fait le briefing et nous allons nous préparer à l'arrière. Décollage impec, ça monte déjà tout seul au déco. Certains d'entre nous virent direct à droite pour survoler le déco et s'y reposer ; moi, avec mon manque d'expérience et ma crainte des retours face au relief, je préfère prendre le large, bien loin de certains arbres. Je passe au-dessus du mamelon de droite où se trouvaient quelques instants plus tôt toute une grappe de parapentistes, mais je rate mon coup. Et ça dégueule à -3 ! Et je perds ! Merde ! Encore raté. Je coupe en ligne droite vers le 300 pour être sûr de rentrer à Aérotec et en passant au dessus du 300, j'attrape une claque et me voilà poussé comme un bouchon à +3 un poil à gauche du 300. Oh! Oh! Réagissons. Vite demi-tour ; oui c'est là que ça se passe. Je me cale bien dans ma sellette pour faire des lacets le plus à plat possible. Et ça monte régulièrement. Je passe la hauteur des sapins et le sol s'éloigne. Plus de danger. Si on essayait d'enrouler, comme dans le bouquin ? Incroyable, ça marche. +4 mais tout à l'aise, sans à-coups. A un moment me voilà à hauteur du déco du Treh. J'ai tout repris. Bon, tant qu'on y est... Il y a de moins en moins de pilotes autour de moi. +4,5. Je regarde mon vario : mais oui, je suis 400m plus haut que le déco. Allez! Laissons faire. J'en profite pour admirer un paysage jamais vu, trop occupé les autres fois à éviter les arbres carnivores. +5. Oui, c'est bien rigolo, mais il commence à faire frisquet et je n'ai que mes mitaines aux mains. + 800 m sur le déco. Non mais ça devrait quand même s'arrêter. OH! + 6, non, non, trop c'est trop. Comment on freine l'ascenseur ici ? Et de plus, je suis tout seul dans mon coin? Et ce gros nuage qui me tire. Je suis gelé. Je passe les freins aux poignets et je pousse mes bouts de doigts dans le col de ma grosse veste pour essayer de les réchauffer. Il faut descendre ! Allez : les grandes oreilles. Ca ralentit mais ça reste à +1, +1,5. Ca n'est pas la bonne méthode et c'est très fatiguant. On essaye les 360. Et on s'incline, encore, encore, encore ; Ah!? ?1 puis ?2, mais quelle vitesse ! J'ai de plus en plus froid, le vent perce ma veste de ski. Je ne sens plus mes doigts. Impossible évidemment de les tenir dans ma veste. Je regarde le vario : je suis 1000 m plus haut que le déco. Plus le loisir d'admirer le paysage. Mètre par mètre je descends. Mais que c'est long. Il fait un peu moins froid. C'est bon, on ne relâche pas. Sans le faire exprès, je m'éloigne du centre de la pompe (ce que j'aurais dû faire plus tôt, mais j'ignorais) ce qui me permet de me reposer un peu. Allez, on continue à descendre, il est plus que temps. Je n'ai plus froid aux mains. Surtout ne pas repasser au dessus du 300, on ne sait jamais. Ca va, c'est gagné. Je me pose, fatigué, mais avec des sensations plein les yeux. Maintenant c'est décidé : je mets mes gants de ski et du beurre de cacao dans ma sellette pour la prochaine fois, mais surtout je m?inscris au stage de perfectionnement 2.

FabienneSortie à Aspres, un rêve


J'ai encore pris congé!
Mes collègues ont bavés.
C'était déjà prévu, les vacances,
On y repart déjà, quelle chance.

En ce vendredi,
Une folie me pris.
J'ai été chercher mes petits sous,
pour ce gros joujou!

C'est donc une grande course,
Pour être prête et ne pas fâcher l'ours.
Ouf, tous nous sommes à l'heure,
Malheureusement, la pluie pleure.

Après un petit voyage de quelques heures,
Nous arrivons à St Hilaire. Oh! bonheur!
Nous sommes tous heureux,
Devinez lequel est tout bleu!

Hourra, c'est ouvert le funiculaire.
Le vent est ok, allez tous en l'air.
Ce sera mon dernier vol sous la Fiery,
J'ai vu la cible, je l'ai prise en plein dans le mille.

Ensuite, nous repartons vers le Buëch,
L'aérodrome du Chevaler, c'est chouette.
Ils courent Michel, Olivier, René, Dany,
Sans oublier Cédric, André, Marc et Faby.

Les conditions sont toutes bonnes,
Tous, on s'y adonne.
Au déco, Une Aiéra fait des gonflages,
Il y aura un peu de rage.

Mais le jeu en vaut la chandelle,
Le vol super, la finesse, quelle merveille!
Heureusement, Jean-Marc était là,
Il me guida.

Pour l'approche et l'attérro,
Notre collaboration fut comme des pros.
Un jour le Mistral,
Sans rien demander s'installe.

Dans la vallée du Rhône, un petit vent du nord,
Qu'importe, nous irons à Mens sans remords.
Quelle belle après-midi.
Elle ira tout en haut notre Maggy.

Et plusieurs Condors prendront les ascendances,
Près d'une heure, ils tiendront la cadence.
Le soir, certains ont opté pour la demi-pension,
Les autres, cultiveront leur passion.

Marc et Michel nous mijotent d'excellents plats,
Raviolis, tartiflette, raclettes, quel repas!
Le club se reconvertit,
Grâce à notre Dany.

Une séance de spiritisme,
Quel séisme!
Sous l'influence de Dany, notre grand gourou,
Les assiettes ont volés, c'était un peu fou.

Si vous n'êtes pas convaincu de ce don,
Marc vous prouvera que ce n'est pas bidon.
Un autre jour, plus de décollage,
Mais une belle leçon de gonflage.

Face à la voile,
Non, plus de râles,
Elle m'obéit, reste sagement au-dessus de moi,
Je suis très fière et folle de joie.

Il me manque plus que la sellette,
Pour mon petit pet.
Je vous dis pas,
A Monaco, ce sera le gros lot!

En Belgique,
Plus de panique,
Je fonce à Belgique Air Diffusion
Pour ma passion.

Mon confort, sans aucun remord,
La selette Promax et un parachute de secours
Je l'achète en dépit de tout.

A mon arrivée au boulot
Ce sera rigolo
Mon premier travail
Mon crayon, je le taille.

Et à nouveau, j'inscris congé,
Et mes collègues vont encore baver.


LuckyVols passions Monaco 2003


Oufti qué n'ambiance!! Le Condorisisme fut enfanté par un monothéisme prophétique et législateur hérité de Michel et de la FD, par le spiritualisme des écoles platoniciennes et néoplatoniciennes héritées des grecs. Pour son organisation les Condors s?inspirent de l'énorme structure juridique et institutionnelle impériale héritée des Romains. ROI, CA, CS,...
Cette fois-ci, le diagnostic est formel : j'ai vraiment besoin de vacances. Ce sont mes parents qui maintenant me rappellent que la semaine de carnaval, il est de bon ton de se mettre au vert à Roquebrune Cap Martin. De toute façon, l'appartement est réservé suffisamment grand pour accueillir toutes leurs petites filles. Nous étions enfin arrivés ma fille et moi à Monaco et la première nuit passée nous nous levâmes, l?air sentait bon les orangers et les embruns de la mer. Au loin cette étendue bleue à perte de vue dans laquelle viennent mourir les montagnes et le bruit de cette vague qui inlassablement part à l'assaut de la plage. Déjà la chaleur des premiers rayons de soleil caressait notre peau, la terrasse et ses fauteuils nous tendaient leur bras et c'est ainsi que nous prîmes notre premier petit déjeuner.
Dans le murmure de la radio, j'entendais Michel qui battait le rappel de ses aspirants oisillons, mais je ne participerai pas à ce vol car j'attends des nouvelles de François Van Gorp qui doit me rejoindre pour découvrir les sites de Sospel et du Mont-Gros. François est un ex-sabénien, pilote sur A320 qui pour des raisons professionnelles a du quitter la pluie et les parfums d?hydrogène sulfureux de Charleroi pour le soleil et les flatulences parfumées de Grasse. C'est ce que nous appellerons les affres de l'exil. Nous avions souvent fréquenté ensembles les terrils du pays noir et la haute Meuse française. C'est avec vraiment beaucoup de joie que j'ai revu François et nous nous sommes élancés pour un premier vol du haut du Mont Gros. Vol qui fut plus un plouf mais à l'attéro j'ai retrouvé Félix et Vicky (sa femme), Jérôme et Alain (moniteur ... en vacances!!!). Bref, une belle brochette de pilotes ayant une certaine expérience. A la réunion du soir, il était décidé que l'école se rendrait à Sospel en même temps que nous.
Blackbird singing in the dead of night take these broken wings and learn to fly. All your life you were only waiting for this moment to arise.
Ben voyons quel choeur du côté de nos élèves. Même si le trac est bien présent, la voix de Michel se fait appaisante et nous continuons à assister à leurs premiers grands vols sur le site de Sospel. Moi, je n'ai fait qu'un plouf pour "tâter le terrain" contrairement à Félix qui partit plus tard a commencé à tenir et tenir, si bien que nous sommes remonté conduit par Vicky qui devient petit à petit une pilote de camionnette chevronnée. A l'arrivée, Félix vole toujours et une très bonne brise même un peu forte nous accueille. Ce n'est pas grave François décolle et je le rejoins après un déco abrogé en catastrophe car il se passe pas mal d'évènements pendant l'échange de mes poignées de freins tant et si bien qu'il vaut mieux parfois un bon décrochage avec les C qu'une méchante gamelle plus haut. Bref, je dois m'habituer à gonfler en tenant directement le bon frein dans la bonne main. Me voici en l'air et cela tient partout, c'est l'occasion de visiter Sospel avec plafond à 1200 mètres, nous sommes allés voir le déco du 1300, ensuite celui du 1000, remonter les vallées. Des 360, puis remontée au plafond, pour redescendre aussi vite aux oreilles et repartir de plus belle. Mais voler fatigue et je vois Félix en finale, François aussi se lasse et je commençais aussi à ressentir la fatigue. 360, big oreilles, je descends et rejoins les autres sur le plancher des vaches.
Quelques gonflages, histoire de voir comment m'y prendre pour changer complètement de méthode. Vers 16H30, c'est devenu plus calme et nous sommes remontés au 400 mètres pour un vol très cool en restitution. Quel calme, c'est plus reposant que de se battre contre les éléments mais nous devons rester sur les derniers rochers illuminés tel les vautours autour d'une charogne et accepter de descendre avec le soleil.
Ouf, ce fut une très belle journée et nous décidons le lendemain de partir et de déloger vers Gourdon histoire de découvrir la nouvelle patrie de François. C'est ainsi que Francois, Félix, Vicky, Jérôme, Alain Petit qui s'est joint à nous et moi-même avons mis le cap sur Gourdon. Le site est enchanteur, la ville magnifique c'est un superbe paysage qui s'offre à nous. Malheureusement la première journée ne fut pas fameuse pour le vol : pas moyen de monter et de quitter la barrière rocheuse sur laquelle nous tournoyons pour conserver notre altitude, atterrissage très turbulent et très technique (approche avec l'aile presque fermée, ouverture en finale, stabilisation de la trajectoire et contact avec le sol à la manière d'un yoyo). Pas mal pour moi, surtout après plusieurs mois sans sortir mon aile. Malheureusement François a cogné son talon avec violence sur le seul rocher que comptait l'attéro. Il est allé voir le médecin et souffre d'un écrasement du Calcanéum. Un peu de béquilles, un peu de repos, cela sera.
Nous avons tenté de voler de nouveau l'après midi, la brise était bonne et quelques parapentistes tenaient, mais arrivés au déco, c'était vraiment trop fort. Une sieste s'imposait et à 16h30, Félix était le premier en vol. Nous avons tenu à peu près une demi-heure entre Gourdon et les Gorges du Loup pour ensuite plier et se rendre chez François pour une soirée mémorable.
Nous avions fait quelques emplettes en route, je me suis occupé des toasts de l'apéro, Jérôme et Vicky de la cuisine. Alain, François et Félix du punch, de mettre la table et la déco devant François stupéfait par le fait que nous transformions ainsi sa demeure en restaurant 5 étoiles (au moins). Musique douce, ambiance tamisée et Alain qui se révèle comme maître d'hôtel exemplaire. Nous étions vraiment très bien. Le punch et les amuses-bouches dans une ambiance feutrée digne du Grand Hôtel de Monaco, champignons farcis en entrée accompagnés d'un petit vin blanc, la suite nous prouve que le waterzouille avec son vin rouge n'est pas un morne plat. Quelques fruits en dessert et François nous ouvre grand son armoire : whisky, cognac, liqueurs et ... les gnôles de Papy. Oufti qué n'ambiance, blagues, massages de Vicky qui voulait absolument danser. C'est ainsi que François s'est transformé en DJ, moi je prenais le rock et le twist sous les flashs! d'Alain et les applaudissements de Félix. Il paraît que je pourrais même tenter le rock acrobatique mais il paraît que cela diffère du judo et je devrai donc revoir ma copie. Après avoir rigolé à en avoir les larmes aux yeux, il était 3H00 quand nous sommes allés nous coucher.
Dur dur le matin, surtout pour Vicky et moi qui avions un (tout) petit peu abusé du whisky. Vers 11H00 après avoir tout rangé et remis tout en ordre, malgré les protestations de notre ami François, nous étions en route vers le déco et ce fut un super vol. J'ai tout de suite pris de l'altitude et au plafond 1400 mètres, j'ai foncé vers l'autre côté du cirque de montagne. J'arrive à 900 mètres et doit un peu me battre pour regagner le plafond, ensuite, cap sur la ville moyenâgeuse de Gourdon. C'était super. Malheureusement après 4 passages, je n'avais plus que 900 mètres soit 150 mètres au-dessus de la ville, je suis reparti vers les rochers éclairés à la recherche d'air ascendant. De nouveau sur la barrière montagneuse, j'ai atteint 1200 mètres. Je suis de nouveau parti vers Gourdon en tentant d'enrouler tout ce qui montait. Mon but était d'explorer la grande vallée qui descendait vers la ville de Grasse mais vu l'urbanisation importante, je ne m'y engageais que si je remontais à 1400 mètre histoire de garder de la réserve en cas où je serais contré par le vent. 1000 mètres au-dessus de Gourdon, trop peu pour moi. Félix plus haut que moi a continué et est arrivé avec seulement 50 mètres de gaz à l'attéro à l'entrée de Grasse. Moi j'ai rebroussé chemin et suis allé me poser à l'attérro de l'autre côté du cirque de montagne.
Un peu de repos avant le petit vol calme de soirée. Nous tournions de nouveau autour d'une barrière rocheuse à la manière des vautours. J'ai eu un peu marre de ce cirque et me suis avancé dans la vallée pour atterrir et soudain, je monte, j'enroule au-dessus d'une plaine rocheuse: 800, 900, 1000 mètres, je n'espérais pas tant. Tout en enroulant, je vois une nuée d'ailes filer vers moi, je crois que j'ai le bon filon. Je tente la transition mais je n'arrive pas à regagner l'autre côté du cirque. Demi-tour et attérro sans problèmes. Deux ailes ont réussi la transition et sont restée encore 30' sur la face Ouest du cirque.
La région est géologiquement très intéressante en cristaux, fossiles et béton naturel : pierres liées par un réseau de cristaux. C'est pourquoi avant de quitter le site Jérôme et moi avons fait la récolte de pierres. Deux grosses pièces furent embarquées sous le regard ébahis de Félix. Ben quoi il faut bien cela pour réaliser une table de jardin.
Après tous ces vols, je me suis accordé un jour de repos en famille histoire d'amener les petites à la plaine de jeu, faire quelques achats avec papa. J'avais bien choisi mon jour car les conditions n'étaient pas trop bonnes pour le vol libre. D?ailleurs Alain a pris la route du retour via Annecy où il a pu voler tout son saoul.
Le surlendemain, il restait de la bande de départ que Félix et moi. Nous sommes remonté avec l'école au Mont Gros pour un vol en local sur notre plage. Conditions trop calmes à notre goût : on a vu nos élèves décoller et puis j'ai fait la sieste. Tout à coup la brise s'est bien installée, des allemands arrivaient à grimper et partir en cross. On s'est préparés, Félix a décollé premier ensuite ce fut mon tour. Mais ce n'était qu'une fenêtre et tous se sont mis à descendre, nous fîmes de même et nous sommes descendu sur la plage où plusieurs parapentistes tournaient au-dessus d'un rocher. En chemin, j?ai cherché au-dessus du village car j'avais repéré des cycles d'ascendances dans les mouvements des arbres et deux oiseaux y enroulaient. Félix me suivit et bulles après bulles, nous montions de mieux en mieux avec de plus en plus d'ascendances pour enrouler large. 200 mètres de gagné, je tente encore de grapiller sur la vieille ville et passages après passages, me voici au-dessus du vieil olivier et ensuite du château après un gain de 350 mètres. "C'est le moment de visiter le Cap Martin et l'ancienne villa de Mauboutu", nous dit Michel à la radio. Ce dernier suivait, avec les élèves et les aides-moniteurs notre périple depuis la plage. Je m'élance vers le cap et perd rapidement l'altitude, recommence plusieurs fois. Il semble que le cap ne veut pas de moi. "On a déjà fait le cap plus bas que cela", nous dit Michel. Félix y va, j?emboîte le pas et nous voici en route pour le bout du cap avec une altitude constante d'à peu près 100 mètres. Arrivé au bout du cap, demi-tour pour rentrer mais me voici a 50 mètres d'altitude au-dessus de la mer. L'altitude se maintient mais sous moi, je n'ai plus que des rochers abruptes, des arbres "carnivores" bras tendu pour me saisir, le caténaires de la ligne de chemin de fer. Aie! AIE!
Félix met le cap sur la plage de Menton, j'essaie plus dans les terres de trouver la "bulle" d'air ascendant qui me fera gagner de l'altitude et je me piège dans l'effet venturi de la brise accélérée par le relief. A fond sur l'accélérateur pour regagner le bord de mer, j'avance mais perd de l'altitude. Je lache l'accélérateur, je remonte mais en volant en marche arrière. Dès lors je comprend qu'il me faudra me "vacher". Comme c'est très urbanisé avec beaucoup d'arbres, de superbes cactus, quelques barbelés, des chiens féroces et on parle même de mitrailleuses, aie! AIE! pas évident. J'ai le choix de me poser sur la rue mais attention aux câbles, la place mais de nouveau un câble et des arbres sans oublier les voitures stationnées et finalement un vallon dans lequel le vent est très turbulent mais avec une pelouse bien dégagée entre le tennis et la piscine. Je fonce vers ce petit vallon. Attention, cela va secouer : attachez les ceintures. Flap, cela veut fermer à droite, reflap à gauche, lévitation face à mes caissons. Garder la trajectoire à la sellette, contrer, stabiliser, cette fois, c'est bon, le plus dur est fait, je suis sous "l'essoreuse" dans un air très calme. Je casse mon altitude au-dessus de la piscine, fini mon approche au-dessus du tennis et me pose dans la pelouse sous le regard amusé du gardien des lieux. C'est la première fois que cela lui arrive. Je rassure les autres Condors et replie mon matériel avec l'aide du garde qui m?assaille de questions à propos de notre sport. Michel a repris le fourgon pour nous récupérer et il m'avoue avoir eu quelques craintes en me voyant dans "l'essoreuse". Nous récupérons Félix qui n'a pas atteint la plage mais s'est posé délicatement sur le bord de la terrasse d'un café, l?aile sur une plate-forme et les jambes dans l?eau provoquant, quand même un petit peu d'émoi parmit les consommateurs. Pour fêter ce bon vol et l'assaut du cap, nous avons payé l'apéro.
On est reparti pour un vol tous ensemble avec Michel mais ce fut un plouf... Trop tard, le soleil s'était voilé. Il y avait bien moyen de prendre un peu mais inexorablement nous descendions (sacré Newton). Nous sommes restés longtemps à hauteur des balcons du Vista où un couple de petits vieux nous faisait de grands signes à chaque passage. C'était sympa.
Comme je partais seulement samedi soir, je me suis permis un vol le matin en compagnie de Félix pendant que le reste du groupe des Condors prenait la route du retour. Une route terrible car on vit alors dans une nature profondément hostile et magique : la mer, conduite par des démons, est un lieu de terreur ; le loup, animal infernal qui donna naissance aux mythes du loup-garou ou de la bête du Gévaudan, est une menace à laquelle on répond par l?organisation de grandes battues, la nuit, la lune, les étoiles et les phénomènes météorologiques provoquent l?angoisse. Les revenants et les parapentistes sont également présents et généralement terrible?. Pfff, j?ai de nouveau besoin de vacances...



DidierVols des Cons d'Or


Ou la sortie de Monaco vu par un de nos jeune pilote passé tout récemment en premiers grands vols et dont "l?allocution gouvernementale" vous fais part de ce discours prononcé lors du souper club de mars 2033.
Mes amis Condors et tous ceux qui ne dorment pas...
Nous sommes en mars 2033, et si vous êtes réunis ce soir, ce n'est pas pour le 33ème anniversaire de la mort du Christ. Mais, outre les septante printemps de notre chef Kiwi, nous fêtons le 30ème de quatre premiers grands vols qui fut jadis, sans que l'on ne s?en rende compte, un tournant dans l?histoire des Condors.
Fils de Condors, petit-fils de Condors et Condors moi-même, je vous avoue ce soir de mars 2033 ne pas toujours avoir cru au sérieux de notre école. En effet, il y a 30 ans de cela à Monaco, ne connaissant encore rien au jargon du vol libre et autres noms de sites, j'étais encore à moitié endormi dans la camionnette quand j'entendis notre directeur dire : «Je site» : "Hé! Les tourtereaux, j'ai besoin de votre chambre pour tous les envoyer en l'air en haut du Mont-Gros et que je sois de retour au plus vite pour l'heure de l"apéro" et ce à 7h 30 du matin. Sur l'heure, cela fait drôle et puis on s'habitue.
Me croirez-vous si je vous dis qu'à l'époque, l'Euro-condors n'était pas encore coté en bourse ? Et je profite pour ceux que cela intéresse que ce matin à l'ouverture, il valait : 2,40 sur l'indice BEL20, 1,90 sur le CAC 40, les Français nous boudant comme de coutume. Il était hier à la fermeture du Nikkei à 0,47 yens, et le dow johns le cotait à 1,02 Euro-Bush. Il reste également inchangé à la bourse de Tubize ou il se maintient depuis dix ans à 3,6.
Le fait est que l'on m?a demandé, pour cette année 2033, de faire un petit historique de l'histoire des Condors, pour ce faire, je relaterai l'évolution de quelques membres bien significatifs de notre club. En effet, comme je le disais plus haut (environ 685 m?) durant le mois de mars 2003, 4 premiers grands vols richement encadrés ont été faits, que sont-ils devenus ? Revenons à l'époque où l'Euro-Condors était une simple photocopie (non homologuée) d?un euro-chèque rempli et signé de la main de maître de notre dte. (dodu très élégant). Tout le monde se rappelle haut combien le coût de la remontée au déco "dit la navette" a suscité de discutions lors des assemblées générales de l'asbl. Et c'est en 2008 qu? Alberto mit au point le "rouleau navette" encore de rigueur de nos jours. Je rappelle que le rouleau navette est en vente uniquement au local club et qu'il faut se méfier des contres-façon (notamment ceux vendus au marché noir sur la place de Sospel qui sont de très bonnes copies). C'est donc à partir de 2008 et ce pour toutes sorties, que chaque Condors était muni de son rouleau navette, il s'agit d'un rouleau de papier-cul élégamment accroché à la ceinture, chaque feuillet du rouleau étant estampillé de la griffe du Condors et signé par le dte. Et depuis, chaque fois qu'un condors prend la navette, il suffit de diviser le dénivelé (déco-atterro) par le nombre de membres dans la navette, multiplié par la racine carrée du prix du litre du diesel du pays visité, divisé par le poids du parapentiste moins la surface de la voile en mètre carré. Le tout divisé par la moyenne du vent annoncée par la balise et on obtient le nombre de feuillets de son rouleau navette qu'il faut donner au navetteur. Ce calcul sautait aux yeux, mais seul Alberto eu la patience de le mettre au point. Il fut à l'époque l'objet d'un brevet déposé auprès de la maison de la normalisation. Depuis, toutes les écoles de vol libre du monde adoptent le rouleau navette à l'exception de :
- L'école des voiles qui fendent l'air de Beauvechain ;
- Le club école des panthères volantes de Kinshasa ;
- La grande rose volante (Club uniquement réservé aux hommes de sexe masculin) de Watermael-Boisfort ;
- L'école de vole ma voile de Molenbeek ;
- Le club école des deux tours et puis partez de Manathan.
Alberto est actuellement président de la FPVL (fédération portugaise du vol libre) et directeur de la Air-mathématique-school-académie.
Philippe, c'est en 2010 qu'il rachète l'hôtel Vista, il en fera sa base des contrôles aériens parapentistes du Mont-Gros. Très vite, cette initiative prendra de l'ampleur et c'est toujours de l'hôtel Vista, qu'il surveille l'espace parapentiste aérien de l'Europe entière. Ce contrôle fit ces preuves le 16 mars 2015, à 9 heures 32 heure locale en évitant une collision qui aurait été fatale entre Félix et un 747 d'Air France reliant Paris à Ajaccio.
Philippe est maintenant membre honoris cossa de la FMVL (Fédération monégasque de vol libre). C'était lui qui était à l'instigation de l'approvisionnement en vivre par parapente des Monégasques lors de l'embargo sur la principauté après la déclaration en faillite de la boite de production : "Rocher's production" dont les deux actionnaires principaux étaient Caroline et Stéphanie.
A propos de l'hôtel Vista, durant des années, ont cru que les néons bleus sur le toit de l'hôtel était son enseigne et représentait la première lettre de son nom. Il n'en est rien, ces néons représentent tout simplement les deux lames d'une paire de ciseaux. Symbole du lieu où à l'époque, si l'on décidait de quitter la navette, il fallait couper son ticket en deux pour avoir fait la moitié du trajet ainsi symbolisé par ses néons. Ce n'est qu'à l'avènement du rouleau navette (merci Alberto), que le Vista racheta les néons aux Condors et sans rien y bouger, décida que cela fusse leur enseigne.
Virginie, c'est entre autre à cause d'elle que "Rocher's production" fit faillite. En effet, c'est en 2004, que de retour à Mont-Gros, elle se lance dans le show-bizz avec le tube qui resta durant 10 ans premier au hit parade de radio Monte Carlo et que chacun de nous fredonne encore avec tant de nostalgie : Matiti, Matata, je suis tombé par-ci, je tomberais par-là. Tout le monde se rappelle du premier clip réalisé pour ces débuts sur la plage de Cap Martin avec comme danseurs derrière Virginie, toute l'équipe des Condors réunie afin d'éviter des frais de figuration. A ses débuts, "Rocher's production" bouda le tube, et s'en mordit les doigts quelques années plus tard. Le tube, à son époque, suscita de nombreuses polémiques. Michel V. revendiquait les droits du mot Matiti. Le jugement qui en découla : Michel fut nommé co-auteur des paroles et il déclina le tube dans 15 langues différentes. Quelques documents télévisuels nous provenant de Kinshasa et de Martinique nous attestent qu'il l'a même interprété devant les caméras en Ingala et en Créole. Une deuxième polémique ne concernait plus Matiti, mais Matata, de nombreuses rumeurs, voir de mauvaises langues disaient que le mot dissimulait un aveu, celui que la chanteuse (Virginie) voulait faire à son public concernant les moeurs sexuels contre-nature de son mari (Didier). La rumeur cessa lors d'un concert donné en lieu de la salle paroissiale de Monaco village lorsqu'en duo, son mari et elle-même se lancèrent dans une interprétation de "je suis un homme" de Michel Polnareff.
Didier, puisqu'on en parle, commença et cessa le même jour sa grande carrière de terroriste international. Commandité par le groupe presque armé des A.T. de Ath, il avait mission d'éliminer le pape. C'est après trente-trois heures d'apéro qu'il s'acquit de sa mission, ne sachant sûrement plus lire le plan, il confondit le zoo de Rome et le Vatican. Il fut condamné le lendemain par les amis des animaux de la botte méditerranéenne à deux ans de prison ferme pour avoir tiré sur Jean-Charles VIII, qui n'est autre que le vieil orang-outang du zoo de Rome âgé de 69 ans, la défense plaidant pour l'euthanasie, sa peine fut réduite à 2 ans.
C'est en 2020 que Didier revient sur la scène internationale en créant une compagnie aérienne défiant de loin toute concurrence. Ces avions étaient reconnaissables à leur couleur rose. Mais la grande originalité de la compagnie et ce qui lui permit de faire des prix défiants toutes concurrence, c'est que les voyageurs restaient debout dans leurs sellettes.
Mais encore un fois, ces quelques premiers grands vols n'auraient pu se faire sans l'accompagnement des accompagnateurs et autres membres du club :
Maëlle, deux fois Miss Clabecq en 2006 et 2007, Miss Hainaut en 2008. Elle ne se présenta pas l'année d'après pour Miss Wallonie pour s'adonner entièrement à ses études de vétérinaire et cessa pour de bon cette année-là sa carrière hautement prometteuse de Miss. Elle fit son mémoire de fin d'études sur la constipation des chevaux dans les Alpes Maritimes de l'Est et obtint la bourse de recherche de Sospel "Cheval mon ami" en 2020 et mit au point la dragée FUCA pour chevaux.
Steve, maintenant pilote d'essai et directeur de la maison européenne de la normalisation en parapente. Il détient toujours le record mondial du gonflage avec une semaine, trois jours, quinze heures, vingt-sept minutes et quarante et une seconde, six cent septante-huit centièmes.
Fabienne, c'est sous le pseudonyme Faby, qu'elle signa en 2010 son premier recueil de poésie : "Dites-le à votre voile". En 2013, elle signe son premier roman : "Ma voile a tout entendu". Elle travaille actuellement en collaboration avec l'éminent Docteur André Ferdinand Xavier Paratexonixfierigradient de Vienne sur un traité intitulé : "Du divan à la sellette" qui traiterait du bienfait de parler à sa voile...
Vincent, toujours chef, mais l'oiseau s'est envolé. De chef Kiwi, il est devenu chef coq, il a épousé une habitante de Menton qui travaillait dans un resto du port. Et tous deux sont partis ouvrir leur propre resto en Foret noire... Son bob blanc est toujours une des pièces maîtresses du musée des Condors sis grand place à Hornu.
Michel, notre dte. Las du bi, c?est en 2009 qu'il entame le tri. Il n'en restera pas là. C'est à partir de 2016 que chaque année Michel arrive selon les bonnes grâces de la météo à décoller de Mont-Gros avec pas moins d'un car de Japonais accroché à sa ceinture. Les autorités locales sont mécontentes car en effet, sa voile de 456 m carré recouvre presque la totalité de l'attérro et tout le temps mit à la replier empêche tout autre atterrissage.
Marc et Félix, fatigués de la grisaille belge et nostalgique de leur premier bisou qu'ils se sont donnés un soir de mars 2003 au Golf bleu appartement 7, se sont exilés à Roquebrune où ils ont ouvert une boulangerie : "A la baguette joyeuse".
Linda est en pourparlers avec les autorités locales, elle aussi voudrait s'exiler et ouvrir un resto à Monaco. Un resto du coeur sans aucun doute. Cela va faire tâche à Monaco. La spécialité sera le vol-au-vent. Faites attention, Linda, la poule de Monaco est très chère et de plus, il faut la cuire dans une casserole en or.
Vicky , Luc, Jérome, et Félix toujours sont à l'initiative du festival de musique et danse en parapente des Alpes Méridionales. C'est un peu comme le patinage artistique, sauf que c'est du parapente. Et tous les ans, le festival commence par le vol du Gourdon où s?exécute en danse parapentiste libre, toute notre équipe. Félix vole pour l'occasion avec une voile transparente, un casque avec deux petites antennes et un air-bague rayé jaune et noir. Jérôme profite de ce festival pour exposer du mobilier : table de salon dont le pied est un rocher local ou même des baignoires et évier taillés dans la pierre locale. Eric, depuis son 15ème grand vol qui a eu lieu je le rappelle lors de ce voyage, ne pouvait plus voler sans palmes, masque et tuba.
Le sérieux du club en a encore pris pour son grade.
Mais depuis quelques temps, présenté par Fabienne, Eric voit régulièrement le docteur A.F.X. Paratexonixfierigradient. Pour l'instant, il se passe du masque et du tuba, mais d'après le docteur, il faudra attendre encore quelques vols avant qu'il ne se débarrasse des palmes.
Ingrid aurait épousé un Monégasque et tiendrait à Monaco un bar spécialisé en bières belges.
Charles, pour prouver qu'on ne parle pas que de parapente, en est à son 36ème soulier d'or.

Merci à tous et au plaisir de vous retrouver autour du Mont-gros pour de prochains vols.